Dans les situations quotidiennes de notre vie professionnelle, personnelle, intime, familiale, il nous arrive d’être bloqué et de ne pas parvenir à agir de façon à obtenir l’effet escompté.

D’où viennent ces blocages?

Ils viennent en partie de nos croyances.

Chaque individu se construit sur un ensemble de croyances personnelles qui dictent ses actions et ses comportements.

Une croyance est une conviction, une certitude à nos yeux qui dessine notre monde, forme nos repères, délimite notre périmètre d’action, alimente nos valeurs et nous autorise (ou nous interdit) à mettre en œuvre certaines de nos ressources. 

Sans recul, elle apparait comme la seule vérité, la seule option valable.

Ces croyances nous libèrent parfois et nous enferment souvent. On parle alors de croyance aidante ou limitante.

Lors d’une séance de coaching, Pierre, membre d’un CODIR, exprime la nécessité de tisser davantage de liens informels avec son équipe pour accroître son engagement. Pierre est cependant partagé par cette évidence qu’il perçoit comme une priorité et par un frein intérieur qui l’empêche de se comporter ainsi.

En explorant ses propres repères, sa manière de voir et d’envisager les choses, Pierre relève quelques croyances limitantes qui explique sa difficulté à passer à l’action. 

Il est profondément convaincu que le travail n’est pas un lieu où il convient de perdre du temps avec des aspects autres que purement professionnels. Il découvre également qu’il associe la socialisation avec ses équipes à l’idée de devoir se dévoiler en racontant sa vie, qui selon lui, n’intéresse personne.

Progressivement ses séances de coaching l’aident à prendre conscience de deux aspects qui viennent challenger ses certitudes.

Le premier aspect est que cette manière de penser lui appartient sans pour autant être partagé par l’intégralité de ses collaborateurs. C’est un angle d’approche possible et pour autant non systématique qu’il convient donc de ne pas généraliser.

Que se passerait-il si 100% des êtres humains pensaient que parler un peu de soi avec ses collègues est totalement inutile et n’intéresse personne? L’environnement du travail deviendrait-il totalement déshumanisé ?

Et si au contraire certains d’entre nous avaient besoin de ces moments informels pour parler de la vie, de leurs hobbys, de leurs préoccupations?

Ensuite, il réalise que socialiser n’implique pas nécessairement de raconter les moindres détails de sa vie privée comme il le pensait jusqu’à présent. Il envisage d’autres manières de le faire en repositionnant le curseur du partage de l’information à un niveau plus acceptable pour lui.

A travers quelques séances de coaching, ce dirigeant découvre les croyances limitantes qui paralysent ses actions, accepte de challenger ses certitudes pour ne pas les généraliser et d’envisager un point de vue différent, plus souple, moins systématique et néanmoins en accord avec sa personnalité.

Nos croyances engendrent des émotions (positives ou négatives) qui vont prédéterminer notre manière d’agir. Le challenge en coaching est de remonter à la source c’est à dire à notre structuration de pensées pour permettre l’émergence d’émotions positives et libérer nos comportements de manière à ce qu’ils facilitent nos intentions.

Ainsi, un jeune homme persuadé de son manque d’attractivité sur le marché en raison de son jeune âge (croyance limitante), ressentira une forme d’abattement (émotion négative) qui influencera son comportement. Il rencontrera plus de difficulté à se vendre, à être proactif. Cette certitude le poussera peut-être lors d’entretiens à être gêné, à bafouiller, à ne pas mettre en avant ses forces.

Au final cette certitude de ne pas être à la hauteur dont il s’est convaincu, fini par impacter son comportement et le desservir.

Nos croyances, vraies ou fausses ont toutes les chances de se révéler être une prophétie, alors apprenez à challenger vos croyances limitantes et à développer vos croyances aidantes. Et rappelez-vous, quelques soient vos croyances, elles ne sont de toute façon que partiellement vraies ! Alors faites en sorte qu’elles supportent vos actions !

Article rédigé par Sandrine Saliba, PCC (Professional Coach Certified), enseignante et mentor de coachs